mercredi 26 novembre 2008

Phobies et folies...

Après 15 jours d’absence sur ce blog, je jugeais le fruit mûr, la pelure molle, la croûte tendre, ou ce que vous voulez. Non pas que je n’avais rien à dire, mais disons que j’étais occupé et que je ne prenais pas le temps d’écrire un petit quelque chose. Mais ce soir, je me déverse.
Pour continuer dans le champ lexical du dernier mot du paragraphe précédent, je suis atterri ce matin sur un site que je pourrais qualifier de rigolo. Pour vous expliquer le pourquoi de cette découverte fortuite, je lisais le roman Au secours pardon, de Frédéric Beigbeder, et il parlait de « dacryphilie ». Ne cherchez pas ce mot dans Le Petit Robert, il n’y est pas. Dans son passage passablement troublant, Beigbeder disait que ce mot signifie « l’érotisme des larmes ». Par curiosité, j’ai googlé dacryphilie et voilà, j’ai ouvert la page suivante : http://www.follerie.com/forum4/viewtopic.php?p=88259&sid=05a122b37c05c0722d85b4d297546776. C'est sur le site de follerie.com, et cette page dresse la liste presque complète des déviances sexuelles. Certaines font peur et font froid dans le dos. Voici une liste incomplète de celles qui me semblent les plus inusitées (vous irez voir sur le site pour obtenir la définition) : alektotophilie, actirastie, adamitisme, alliumphilie, antiophilie, botulinonie, chionophilie (c'est d’actualité), emétophilie, eproctophilie, keraunophilie, méchanophilie, nécrodendrophilie, nosophilie, péniaphilie, phthiriophilie, toxiphilie, vaccinophilie. Je vous avertis cependant que certaines des déviances sont répugnantes, en plus de celles déjà connues, comme la pédophilie ou autres. C'est quand même difficile de retenir un fou rire en lisant ces descriptions et de croire que certaines personnes font vraiment ces choses. (Le moment est donc opportun pour moi de vous dire que je suis normal, c’est par simple plaisanterie que je vous parle de cela!!)
Je peux aussi vous suggérer un lien sur des phobies « régulières » : http://www.emetophobie.net/Liste-des-Phobies.php. La liste est longue, et c’est quand même troublant de savoir qu’autant de gens peuvent avoir peur d’autant de choses. Je suis tout de même certain que chaque individu doit avoir au moins une phobie. Si ça vous dit, vous me ferez part de la vôtre (ou des vôtres). Pour ma part, je crois que je souffre peut-être (après avoir seulement consulté l’index de la lettre A…) d’acrophobie et d’amychophobie, bien que qualifier ces peurs de « phobies », au sens plein du terme, soit exagéré.
Sur un autre registre, le débat des chefs d’hier soir a été soporifique et surtout cacophonique. Je ne l’ai pas écouté au complet, je le confesse. Je n’étais plus capable d’entendre ces trois chefs ne pas nous parler de leurs « projets », se contentant de descendre l’autre et de dire que le député back bencher dont tout le monde se fout, sauf ses 14 électeurs ruraux (pardonnez mon mépris), a applaudi une mesure de l’autre parti. L’art d’esquiver les questions en relançant la question à l’adversaire est un préalable (et non prérequis, ce mot est un anglicisme) pour être politicien, et on en a eu une autre belle démonstration hier soir. Le cynisme de ces politiciens fait peur et augure mal pour l’avenir du Québec. C’était d’ailleurs le dernier thème abordé, et pas grand-chose d’intéressant a été avancé, sinon qu’« il fallait se sortir de la crise ». Belle observation mon cher.
La grande absente de ce débat, selon moi, était Françoise David, chef de Québec solidaire. Elle s’est invitée au débat du mieux qu’elle a pu, en mettant en ligne en temps réel ses commentaires et contre-propositions à propos de ce que les autres chefs disaient. Je vous invite à aller y jeter un coup d’œil, ce n’est pas dénué d’intérêt : http://www.francoisedavid.com/. 30 000 citoyens sont tout de même allés visiter le site durant la soirée, c’est presque autant que les 2 millions d’auditeurs du « vrai » débat…
Décidément, la campagne ne lèvera pas après cette autre preuve que l’élection était superflue et sans enjeu sérieux. Le seul Jean Charest voulait cette élection, et seulement pour avoir une majorité. Souhaitons qu’il ne l’ait pas. Cela dit, Mario Dumont est peut-être le seul qui a réussi à véhiculer un semblant d’idées ou à se démarquer un tant soit peu des deux autres. Ses propositions sont toutefois très inquiétantes, comme cette idée de privatiser une partie d’Hydro-Québec, comme ça on pourra payer l’électricité au prix du marché, avec une hausse d’environ 70%! Ce qui effraie le plus dans le style politique que Dumont se donne, c'est son ton populiste, sa promesse de « changements » soi-disant populaires, alors que la plupart de ses politiques ne feraient que favoriser une minorité de personnes bien nanties. À moins de ne pas avoir compris les mathématiques élémentaires et de ne pas avoir saisi l’avidité de la majorité des gens d’affaires, je ne vois pas comment des privatisations peuvent aider la population et tendre vers le bien commun. Il faudrait que Mario me l’explique à nouveau, de manière simple cependant, on aime mieux ça comme ça!
Un petit rappel en finissant : samedi le 29 novembre sera la Journée sans achat. Bien que cette période de l’année marque le temps où le consumérisme effréné se déchaîne en vu de « fêter » Noël (si Jésus savait ce qu’on fait de sa fête…), il est possible pendant au moins une journée de ne pas aller dans les centres d’achat qui pullulent partout. Ce n'est pas tellement mieux si on se lance au magasinage la journée suivante, mais c’est déjà un début. Bref, pensez tout de même au problème environnemental et sociétal de la surconsommation en faisant vos emplettes estivales. Je vous donne aussi l’adresse d’un site pour avoir un peu plus d’information à ce sujet : http://www.casseursdepub.org/.
Bon, assez jasé, je retourne à mes études. Plus que deux semaines! À bientôt.

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