mercredi 29 octobre 2008

Sans commentaire

Tout est dit, je crois qu'il n'y a rien à dire là-dessus, sinon qu'il n'y a rien à dire.


La laideur

La laideur d’un monde,
Celle que tous fécondent,
Que tous veulent dissimuler
Pour candidement déambuler.

Celle d’un sourire déchu,
Des espoirs déçus,
Le vainqueur vaincu,
Merde on est fichus.

La laideur de la beauté artificielle,
La laideur qui n'est que superficielle,
Des mensonges en rafale,
Une vérité brutale.

Une vérité qui n’est que laideur,
D’où ne s’y dégage que de la froideur,
La froideur de la peur,
La peur qui nous semble extérieure.

Mais elle ne l’est point.
Elle n'est jamais loin.
En nous elle habite,
Chacun de nos mots la débite.

La vraie laideur n'est pas laide,
Elle n’est pas non plus un accident.
Pour la douleur elle plaide,
Qu’il ne reste plus qu’un filament.

La laideur de la douleur,
Qu’elle soit criée au haut-parleur,
Devenue un simple refrain,
Ou pleine d’entrain.

Nul doute qu’elle n’attend pas à demain
Pour miner le terrain,
Rendre nos lendemains incertains
Et pousser l’humain vers l’inhumain.

Enlaidir un monde que l’on croyait beau,
Que ne restent que les corbeaux.
Corbeaux de malheur,
Partagez mes pleurs.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Poème de Guy Corneau,


Si tu veux rentrer chez toi
Au milieu même de cette vie
N'attends pas jusqu'au trépas
Pour ouvrir grand ton esprit

Écoute bien ma chanson
L'ai gagnée de haute lutte
Du crime à la trahison
J'ai fait tout ce qui rebute

J'ai erré dans milles vies
Avec un fardeau suprême
Jusqu'à y trouver l'ennui
Jusqu'à c'que l'Amour me prenne

N'aie pas peur du grand jugement
C'est inventé par des hommes
C'est un conte pour enfants
Qui veulent jouer aux majordomes

Il n'y a pas de jugement
Pour aucune de tes pensées
Non l'enfer que tu crains tant
Les prêtres l'ont inventé

Dieu est au bout de tes doigts
Esclave de ta fantaisie
Il n'est pas autre que toi
Tu es l'amour infini

Tu es libre c'est certain
Bien plus qu'on ne saurait te dire
Et tu crées tous tes destins
Du pacha jusqu'au fakir

Tu es libre et ne dois rien
Tu ne dois rien à personne
Toutes ces dettes et ces destins
C'est ta mémoire qui fonctionne

Dans l'immense comédie
Tissant le fil de nos vies
On blâme si facilement
Les autres pour nos tourments

Deviens donc ce que tu veux
Peu importe ce qu'il advienne
N'oublie jamais si tu peux
Que tu crées tous tes problèmes

Chaque peine est une rose
Même si elle te déchire
Elle te dit une seule chose
Veux-tu cesser de souffrir ?

N'y a de loi que la joie
C'est la vérité profonde
N'y a de loi que la joie
Elle est l'essence du monde

Hélène

Anonyme a dit…

La récolte de Khalil Gibran

En automne, je récoltais toutes mes peines et les enterrais dans mon jardin.
Lorsqu'avril refleurit et que la terre et le printemps célèbrerent leurs noces,
mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Mes voisins vinrent les admirer et chacun me dit:
Quand reviendra l'automne, la saison des semailles,
nous donneras-tu des graines de ces fleurs afin que nous puissions
les planter dans notre jardin?

Hélène

Anonyme a dit…

Voici en réponse à ta douleur...

Au creux de moi

Je ne comprends plus rien…
Je ne pense plus rien….
Une migraine me torture l’esprit, ou est-ce alors toi?
Je n’en peux plus, je vais flancher.
Toutes ces idées se bousculent dans ma tête, bribes de nos confrontations douloureuses.
J’ai mal jusque dans mes entrailles si bien que le décor se brouille.
Si mon âme aurait une couleur elle serait noire.
Je le sens remonter.
Du plus profond de mon corps.
Du plus profond de mon âme.
Il refait peu à peu surface.
Exhibant à tour de rôle ses différentes facettes.
Je le regarde comme si je ne comprenais rien.
Pourtant je le connais si bien…
Il avance, un sourire malicieux aux lèvres.
Il sait très bien que cette fois c’est la bonne.
Je ne refermerai pas les portes.
Pas cette fois.
Mes barrières sont trop faibles pour s’y opposer.
Je vois enfin ses yeux si noirs.
De telles ténèbres ne devraient pas se trouver devant moi.
En moi….
Pourtant c’est bien réel.
Mais je ne sens plus rien.
Je ne tente plus de comprendre.
Je ne veux plus penser à rien.
Je le laisse venir à moi.
Mon âme, brûlante de désir, se dirige vers lui.
Comme pour oublier ses échecs.
Devant ses belles promesses de lâcher prise.
Il est si facile d’y succomber…..
De tomber avec lui.
Je le laisse venir à moi.
Je vais le laisser me submerger.
Il va éteindre mon étoile.
Étouffer mes angoisses.
Et m’étouffer à m’en rendre heureuse.
Il est si facile d’y succomber ….
Aller vient….
Vient me chercher.
Je t’attendais déjà depuis trop longtemps.
Maintenant je te laisse.
Aller vient….
Vient m’éteindre et me posséder.
Je t’attendais depuis si longtemps….
Enfin tu es là.
Reprend possession de ton dû.
Mon cher démon.


Voilà pour toi, chère âme en peine. Mais saches qu'il y aura toujours de la lumière au bout du tunel et que l'ange qui veille sur toi saura venir secourir ton esprit lors du moment opportun.