lundi 27 octobre 2008

Autre poème!

Voici un autre enchaînement de mots, communément appelé «poème», que j’ai composé ce matin même. Il est peut-être un peu plus sombre que les précédents, mais la lumière n’est jamais bien loin de l’ombre. J’espère seulement que le ton n'est pas trop larmoyant ou encore pathétique, puisqu’il ne sert à rien de s’apitoyer sur son sort. Ce n’était en tout cas pas mon intention.


Tu pars déjà?

Tu pars déjà?,
Je ne le croyais pas,
J’entends encore tes pas,
Tu n’as pas attendu que fanent les lilas.

Tes paroles de feu
Ont fait fondre mes vœux.
Tu as planté un pieu
Et notre amour n’est plus qu’un non-lieu.

Je voulais te bâtir un empire,
Mais je n’entends plus ton rire.
Notre amour a poussé ses derniers soupirs,
Ton cœur ne veut plus m’élire.

Tous mes chemins menaient à toi,
Maintenant ils mènent au désarroi.
Je ne trouve plus la joie,
Tout ne tient qu’à un fil de soie.

Tu me disais que c’était pour le mieux,
Que je redeviendrais radieux,
Qu’il fallait être courageux,
Que je serais à nouveau amoureux.

Mais je ne vois pas la lumière,
Seulement ce qu’il y avait hier.
Hier quand tu étais encore là,
Avant que ne sonne le glas.

Je n’ai pas la force d’aimer quelqu’un d’autre,
Je ne veux pas qu’on se vautre
À nouveau dans mon âme,
Et me recouvrir d’infâme.

Tu es partie et je ne peux rien y faire,
Seulement ne pas céder au laisser-faire,
Accepter mon statut de célibataire,
Car de ton amour je ne suis plus le destinataire.

Réalité complexe, infinie solitude,
J’espère que ce ne soit qu’un interlude,
Le prélude d’une future plénitude,
Pour que revienne la béatitude.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Un poème de Guy Corneau. Retrouvailles avec notre source amoureuse.
Tiré du livre : Le meilleur de soi.

Amour, mon bel amour, voici quelques offrandes
Ma vie au grand complet gaspillée pour des sous
Avec la peur en prime, avec la peur au ventre
Qui nous courbe l'échine, qui nous met à genoux
J'ai erré si longtemps avant de comprendre
Que sans toi je n'étais qu'un pauvre pou
Oh! Un pou bien portant avec son importance
Qui écrivait des livres et qu'on aime partout

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

J'ai perdu mon combat, tu gagnes, souveraine
Enferme donc ma haine au fond de tes cachots
Garde-moi prisonnier, lave-moi de mes peines
Pour le mal que j'ai fait, lève l'impôt
De pleurer chaque jour, ému jusqu'à comprendre
Et de pleurer d'amour devant ce qui est beau
Je veux vivre à tes pieds, n'ai plus rien à atteindre
Nulle part où aller, tout est de trop

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

Je chante pour ceux-là qui n'ont pas pris la chance
D'être eux-mêmes ici-bas, eux-même malgré tout
Je chante pour ceux-là qui n'ont pas eu leur chance
Ou qui tout comme moi l'ont jetée comme un fou
Je chante pour ceux-là dont j'envie l'existence
Ils mangent dans ta main, ils te servent à genous
Ils suivent le chemin de leur maîtresse tendre
Et ils ont le courage de leurs goûts

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

Si longtemps loin de toi, longtemps loin de moi-même
Mon bel amour caché au beau centre de tout
Mon bel amour trahi au centre de moi-même
Je te retrouve enfin, à bout de maux

Hélène

Anonyme a dit…

Voici un poème que j'ai composé pour répondre à ta dernière composition.


C'est ça la vie!

Ton départ m'a surpris,
Sous le choc je subis.
Le tout s'éclaircit,
Attachement de parcours,
J'ai vieilli,
Merci pour toujours.

Je peux maintenant
Aller de l'avant.
Soudain ma vie s'embellit,
J'en sors grandi!
Oui merci!

De Carl Hétu