mercredi 29 octobre 2008

Sans commentaire

Tout est dit, je crois qu'il n'y a rien à dire là-dessus, sinon qu'il n'y a rien à dire.


La laideur

La laideur d’un monde,
Celle que tous fécondent,
Que tous veulent dissimuler
Pour candidement déambuler.

Celle d’un sourire déchu,
Des espoirs déçus,
Le vainqueur vaincu,
Merde on est fichus.

La laideur de la beauté artificielle,
La laideur qui n'est que superficielle,
Des mensonges en rafale,
Une vérité brutale.

Une vérité qui n’est que laideur,
D’où ne s’y dégage que de la froideur,
La froideur de la peur,
La peur qui nous semble extérieure.

Mais elle ne l’est point.
Elle n'est jamais loin.
En nous elle habite,
Chacun de nos mots la débite.

La vraie laideur n'est pas laide,
Elle n’est pas non plus un accident.
Pour la douleur elle plaide,
Qu’il ne reste plus qu’un filament.

La laideur de la douleur,
Qu’elle soit criée au haut-parleur,
Devenue un simple refrain,
Ou pleine d’entrain.

Nul doute qu’elle n’attend pas à demain
Pour miner le terrain,
Rendre nos lendemains incertains
Et pousser l’humain vers l’inhumain.

Enlaidir un monde que l’on croyait beau,
Que ne restent que les corbeaux.
Corbeaux de malheur,
Partagez mes pleurs.

lundi 27 octobre 2008

Autre poème!

Voici un autre enchaînement de mots, communément appelé «poème», que j’ai composé ce matin même. Il est peut-être un peu plus sombre que les précédents, mais la lumière n’est jamais bien loin de l’ombre. J’espère seulement que le ton n'est pas trop larmoyant ou encore pathétique, puisqu’il ne sert à rien de s’apitoyer sur son sort. Ce n’était en tout cas pas mon intention.


Tu pars déjà?

Tu pars déjà?,
Je ne le croyais pas,
J’entends encore tes pas,
Tu n’as pas attendu que fanent les lilas.

Tes paroles de feu
Ont fait fondre mes vœux.
Tu as planté un pieu
Et notre amour n’est plus qu’un non-lieu.

Je voulais te bâtir un empire,
Mais je n’entends plus ton rire.
Notre amour a poussé ses derniers soupirs,
Ton cœur ne veut plus m’élire.

Tous mes chemins menaient à toi,
Maintenant ils mènent au désarroi.
Je ne trouve plus la joie,
Tout ne tient qu’à un fil de soie.

Tu me disais que c’était pour le mieux,
Que je redeviendrais radieux,
Qu’il fallait être courageux,
Que je serais à nouveau amoureux.

Mais je ne vois pas la lumière,
Seulement ce qu’il y avait hier.
Hier quand tu étais encore là,
Avant que ne sonne le glas.

Je n’ai pas la force d’aimer quelqu’un d’autre,
Je ne veux pas qu’on se vautre
À nouveau dans mon âme,
Et me recouvrir d’infâme.

Tu es partie et je ne peux rien y faire,
Seulement ne pas céder au laisser-faire,
Accepter mon statut de célibataire,
Car de ton amour je ne suis plus le destinataire.

Réalité complexe, infinie solitude,
J’espère que ce ne soit qu’un interlude,
Le prélude d’une future plénitude,
Pour que revienne la béatitude.

dimanche 26 octobre 2008

Interprétations sublimes

J'ai découvert aujourd'hui une jeune artiste française qui reprend entre autres des chansons de Saez. Ses interprétations son franchement superbes. Ça vaut le détour d'écouter ses versions. La meilleure est celle de la chanson J'veux qu'on baise sur ma tombe, dont le lien suit ici.
http://www.youtube.com/watch?v=oQfUfoolAe8
Je vous invite aussi à aller écouter d'autres chansons de Saez par lui-même. Cet artiste français est exceptionnel et mérite d'être entendu.

Dans tous les sens

Voici une autre petite méditation métaphysique sous forme de poème. Je ne sais pas trop le sens de cette réflexion dominicale, si ce n'est un enchaînement de mots qui tente de réfléchir à quelque sujet vague. À vous de trouver le sens de ces vers et d’en dégager ce que vous pouvez.


L’ombre

L’ombre est partout,
Tout devient flou,
Tout rend fou,
Trop de tabous.

Une vie en demi-teinte,
Une lumière éteinte,
Des larmes qui laissent des empreintes
Qui se révèlent hors d'atteinte.

L’ombre est là où on l’attendra.
Entre chacun de nos pas,
Derrière les mass média,
Avec la mafia.

Elle est là où on la veut moins,
Couvrant nos vies d’un voile translucide,
Servant de force d’appoint
À nos projets les plus sordides.

L’ombre vient souvent avec son contraire : la lumière.
Cette dernière est rarement vue la première.
Elle se cache à l’arrière,
Ou jaillit de rares prières.

Dans l’ombre il y a la pénombre,
Recouverte de décombres,
Où il fait toujours sombre
Et où les moments tristes sont en surnombre.

Il nous faut toutefois triompher de cette détresse,
Voir la lumière dans la tristesse,
Rendre maîtresse la sagesse
Et retrouver notre jeunesse.

Redécouvrir cette lueur d’espoir,
Cette force en nous qui est la vie,
Celle qui nous évite de sombrer dans le désespoir,
Merveilleux instinct de survie.

Mais l’ombre est tenace,
Malgré nous elle nous cadenasse.
Il n’en tient qu’à nous de gagner ce face-à-face
Et d’éviter la crevasse.

vendredi 24 octobre 2008

Petite réflexion poétique

Voici un poème que j'ai rédigé en ce début d'après-midi. Il est probablement le premier d'une série de poèmes que j'écrirai quand l'inspiration me sourira.
Côté poème, un des meilleurs poètes contemporain que je connaisse est sans contredit Saez, jeune chanteur français. Ses textes sont d’une beauté et d’une sensibilité incomparables. Je vous encourage à découvrir cet artiste torturé, mais toujours intéressant et pertinent. Pendant ce temps, vous devez vous contenter de moi!


Le temps qui passe

Le temps passe et nous dépasse.
Il nous mène à une impasse,
Ou jusqu’à ce que l’on trépasse.

Sur lui nous n’avons que peu d’emprise.
Il ne peut que nous apporter des surprises.
Contre lui il ne sert à rien que l’on rivalise.

Nos souvenirs sont les marques d’un temps révolu.
Avec eux, le passage du temps nous semble décru,
Cette vague impression que rien ne se dilue.

Malgré tout, les signes du temps qui passe sont nombreux.
Des personnes à qui l’on dit adieu,
À celles dont l’on ne se souvient peu.

Des enfants qui deviennent grands,
Des grands qui dressent leur bilan,
Des mamans qui deviennent grands-mamans.

Comment réagir face à cette fatalité?
La réponse facile serait de vivre et d’en profiter,
Plutôt qu’attendre que notre vie ne se soit effritée.

La réponse appartient cependant à chacun
De faire ce qui lui paraît opportun,
Plutôt que de se le faire dire par quelqu’un.

Notre bonheur se cache dans notre cœur,
Là où la grandeur n'est pas la rancœur
Et là où la peur n'est pas l’empereur.

Je termine ici cette courte réflexion
Sûrement pleine d’imperfections
Et soulevant plus de questions qu’apportant de précisions.

jeudi 23 octobre 2008

Nouveau blog!

Je me suis finalement créé un nouveau blog, et j’espère qu’il ne me bloquera pas l’accès, comme mon autre qui n’a pas tenu le coup bien longtemps. Je ressentais en fait le besoin de me déverser de mots inutiles et insensés qui assaillent mon esprit par les temps qui courent. Rester enfermé dans des livres scolaires devient astreignant et l’esprit humain (s’il existe bien) doit partir vers d’autres horizons momentanément afin d’assurer un équilibre vital.
C'est donc pourquoi j’ai recrée mon Tout et rien dans un autre serveur. J’ai reproduit deux des textes que j’avais écrits sur le dernier blog. Je devrais donc en écrire quelques-uns dans les prochains jours, du moins si le temps me le permet et si le cœur m’en dit.
Je suis au moins libéré – temporairement, il faut le dire – par la fin de ma lecture, ce soir même, du pléthorique Âge des extrêmes de l’historien marxiste britannique Eric Hobsbawm. Cette lecture était pour mon cours Théorie du politique. Le propos est très intéressant et sa vision historique marxiste fait du bien en ces moments où l’opinion dominante de droite inonde les ondes et les pages de nos médias bien-pensants. Surtout lorsqu’il dit que ce dont le monde a besoin en cette fin de siècle (le livre a été publié dans sa version anglaise en 1994) n’est pas la croissance, mais une meilleure redistribution des richesses. On ne peut plus continuer comme cela, quelque chose doit changer. Et l’humanité ne se portera pas mieux en continuant cette course effrénée au profit qui détruit la planète et pille ses richesses alors que l’écart entre les riches et les pauvres s’agrandit, autant que celui entre les pays pauvres et les pays riches.
Bref, tout cela pour dire que ma vie de la dernière semaine se résume à la lecture de ce bouquin. Il me restera ensuite à lire une centaine de pages de recensions et de critiques du livre et de rédiger mon travail. Et aussi pour dire que je suis bien content de renouer avec mon ami imaginaire qui me permettra de tout lui dire sans me juger pour autant (certains lecteurs pourront tout de même me juger en écrivant des commentaires, ce que je vous encourage d’ailleurs à faire avec vigueur!).
Donc à bientôt et n’hésitez pas à communiquer avec moi, insultes ou commentaires constructifs ou destructifs sont les bienvenus (pas trop méchant non plus, mais vous pouvez me dire que j’utilise trop de parenthèses, même si je le sais. C'est une façon de faire des petits commentaires, mais je devrai trouver une autre manière de les intégrer, ou simplement les supprimer).

Je l'ai vu, je le jure!

Je suis allé voir récemment le film C'est pas moi je le jure!, réalisé par Philippe Falardeau. Le film est une adaptation de deux des romans de Bruno Hébert, soit C'est pas moi je le jure! et Alice court avec René. Ayant lu les deux romans il y a quelques années, l’adaptation me semble fidèle à l’esprit des romans et met très bien en scène l’histoire de Léon Doré, jeune homme de 10 ans troublé par le départ de sa mère. « Le divorce, c'est péché », dit à Léon le petit morveux de la maison d’en face. Surtout pour le Québec de 1968, où se déroule l’histoire. Qu’à cela ne tienne, la mère de Léon, la seule qui le comprend et qui l’aime malgré ses tentatives de suicide ou ses mensonges éhontés, part pour la Grèce.
Le film est très touchant et rend bien compte des émotions des personnages et des moments difficiles d’une famille, du petit Léon à son grand frère Jérôme qui ne veut qu’une famille « normale », en passant par le paternel de Léon qui veut « sauver le monde » mais qui ne comprend pas les aventures de la mère ou du fils. Léa, que Léon déteste mais apprivoise peu à peu, est aussi un personnage très bien joué et qui a sa part de problèmes, mais qui est touchante.
Ce film est une sorte de Denis la malice, version québécoise et avec plus de sensibilité. Les écarts de conduite de Léon ne sont pas le résultat d’un enfant gâté qui veut embêter ses voisins grincheux, mais le produit d’un enfant délaissé qui ne trouve pas sa place nulle part. Et quand il semble la trouver, des obstacles se dressent devant lui. Le courage de ce jeune garçon est toutefois exemplaire : « qui n’a rien doit tout risquer ».
Cela dit, c'est un film extraordinaire que je recommande à tous.

Bienvenue sur mon blog!

Bonjour à tous, voici mon très attendu texte d’introduction à ce merveilleux blog, expliquant les tenants et aboutissants de cette créature dont je suis le fier créateur et l’animateur. Je délaisse mon travail qui se fait péniblement pour écrire ce petit mot que je crois qui sera décousu.
Je vois ce blog tout d’abord comme un outil de communication. Pas tellement une communication entre moi et un large public, au sens commun. Ce genre de blog personnel n’attirera pas les foules et je ne me prends pas pour un autre minable et fendant Patrick Lagacé de La Paresse. Un, ça suffit! Communication au sens cathartique de la chose (phénomène de libération à caractère émotionnel résultant de l’extériorisation d’affects refoulés dans le subconscient). Après la violence cathartique, voici maintenant l’écriture cathartique. Je n’entends pas faire ma psychanalyse sur ce blog, mais écrire est thérapeutique, nous permet d’exprimer nos idées, nos peurs, nos impressions, nos opinions et nos sentiments. De plus, comme mon ex-copine m’a dit que je suis mystérieux, ça pourra peut-être aider certaines personnes à en apprendre plus sur moi (je ne dirai pas tout non plus, certaines oreilles sensibles pourraient tomber par hasard sur mes écrits). Je crois que les sujets abordés seront variés, allant de citations, de découvertes d’artistes, de livres, d’impressions générales, d’actualité politique et autre.
Je ne mettrai pas tout là-dessus non plus. Cela serait franchement ennuyant, ridicule et inutile. Je suis aussi bien conscient que n’importe qui peut se servir de cela contre nous. J’assume toutefois tout ce que je dis, même dans des moments de folie passagère. Mais je lisais récemment un article très scientifique dans le sérieux journal Métro qui disait que les employeurs regardaient les pages Facebook ou autres pages Internet de leurs futurs (ou futurs-ex) employés afin de retenir contre eux ce qu’ils auraient pu dire ou faire que des photos compromettantes trahiraient. Si mon futur ex-employeur dont je ne connais pas l’identité veut consulter mes textes et me punir, qu’il le fasse. J’assume ce que je dis et je ne crains pas l’autorité (sauf ma mère, mon père, le curé, le premier ministre et surtout l’agent de police…).
L’idée m’est venue par hasard de créer ce blog qui ne me coûtera pas un rond. Simplement pour avoir un ami imaginaire – qui peut quand même se trouver à être lu par un Japonais autant que par un Suédois – à qui raconter tout et rien (d’où le titre de ce blog). Étant nouvellement célibataire et n’ayant plus personne à qui raconter toutes mes péripéties et mes états d’âme, cet objet froid et sans vie me semblait tout désigné pour recevoir mes inepties les plus totales et mes réflexions les plus saugrenues.
Je n’entends pas par contre passer trois heures sur chaque texte, pour le relire, le corriger, le re-relire, le re-corriger, à n’en plus finir. Je le fais suffisamment pour mes travaux scolaires, je n’ai pas envie de « garder » ces textes très longtemps. Je crois que l’objet de ce blog est justement de permettre une écriture libératrice, automatiste et qui n’exige pas d’exercice de style ou de règles de méthode. Mes niveaux de langage seront aussi très dissemblables d’un texte à l’autre, si ce n'est d’une phrase à l’autre. Je crois qu’ils est doivent être adaptés au propos et aux états d’âme et le servir. L’exigence de la relecture me vient possiblement de mon côté perfectionniste et assurément du fait que je déteste faire des fautes d’orthographe, surtout d’inattention (des perles, par opposition aux coquilles). Dans mes travaux de 20 pages et plus, je ne fais jamais plus de 4 ou 5 fautes. Vous comprendrez donc que je suis moyennement doué et que j’en prends une relative fierté. Cependant, je ne me crois pas infaillible, l’erreur est humaine, et je suis capable de reconnaître mes inexactitudes.
N’hésitez donc pas à me le faire savoir!